

* * *
Pierre de Bérulle estime que l’attitude de Jésus vis à vis de Madeleine, au
sépulcre, après sa Résurrection,
fut “d’une rigueur extrême.”
Bérulle s’adresse à Jésus: “Car aussitôt qu’elle est avec vous, vous la
séparez de vous; aussitôt qu’elle vous connaît, qu’elle fond à vos pieds et
qu’elle se lie à vous comme à sa vie et à son amour, vous l’éloignez de vous et
l’obligez de manquer ou à son amour ou à son obéissance... Vous ne permettez à
cette amante qu’une seule parole ‘Rabboni’, et au même instant vous la séparez,
vous l’envoyez, vous rentrez dans le secret de votre lumière inaccessible et
invisible à tout homme mortel... Au même instant qu’elle vous trouve, elle
trouve en vous une pierre plus dure que celle du sépulcre, que vos anges lui ont
ôtée. Vous lui êtes une pierre non d’achoppement, à la vérité, mais de
sépapration... Séparation secrètement et insensiblement unissante son âme à vous
en une nouvelle manière; ô amour pur, céleste et divin!...”
Mais, toujours selon Pierre de Bérulle, cette séparation n’est qu’un exercice
que Jésus fait faire à Madeleine, ce n’est que le commencement d’une épreuve de
trente ans.
Et Bérulle de préciser, à l’attention de Madeleine: “Aux pieds de Jésus
glorifié, vous commencez à entrer en l’école de l’amour séparant, comme aux
pieds de Jésus humilié vous êtes entrée en l’école de l’amour unissant...”
Madeleine entre dans l’école de l’amour séparant, “et elle n’y entre que
lorsque Jésus entre en sa gloire, et par les lois de cette nouvelle discipline,
elle aura désormais à vivre une vie séparée de Jésus qui sera au Ciel par son
Ascension et elle en la terre par sa pénitence...“
Dieu veut que le corps de Madeleine soit sur la terre et son amour au Ciel:
“Ce sont deux états excellents et bien différents de Madeleine, l’un de trois
ans, aux pieds de Jésus, l’autre de trente ans, séparée de Jésus. En l’un elle
est possédant et possédée de Jésus; en l’autre elle est possédée et séparée de
Jésus tout ensemble. En l’un et l’autre état, Jésus est sa vie et son amour dans
les délices de Jésus présent, le possédant et possédée de lui par un amour et
une puissance réciproques; et durant ces trente ans, Jésus est son amour et sa
vie dans les rigueurs d’un amour vif et puissant, d’un amour languissant après
un objet tant aimable et tant aimé, mais tant éloigné...
Mais cette rigueur est faveur et amour à qui le sait bien comprendre... C’est
l’amour consacré à la Croix de Jésus...
Cet amour de rigueur est l’amour propre à la Croix de Jésus... Si son corps
est navré, et navré dans le Ciel, et navré pour jamais, ne nous étonnons pas
s’il veut avoir à soi des cœurs navrés. Il les navre de douleur et d’amour, il
les presse de rigueur et de faveurs, il les comble de jouissance et souffrance
tout ensemble. Et comme la navrure fait et suppose division, aussi ces cœurs
navrés sont divisés d’avec eux-mêmes, car un cœur aimant de cette sorte est un
cœur séparé de l’objet aimé...”
Pierre de Bérulle s’attarde sur la description de cette sorte d’amour, et,
revenant à Madeleine, il constate: “C’est la loi d’amour, et cette loi est
observée de Madeleine, car si elle a vécu trois ans en faveur, en amour, en
jouissance aux pieds de Jésus, elle sera trente ans séparée de Jésus,
c’est-à-dire, elle sera trente ans vivante, mais toute vive séparée de sa vie.
Car Jésus est sa vie, et si elle paraît vivante ce n’est pas elle, c’est Jésus
qui vit en elle; et par ainsi elle est vivante et non vivante, elle vivante et
mourante tout ensemble, elle est trente ans en cet état de vie et non vie, en
cet état de vie et de mort, en cet état de mort qui est vie et de vie qui est
mort... Jésus, en la faisant ainsi mourir, il la fait vie, vivre, car il la
tient en vie...”
Ces choses sont difficiles à comprendre, et en ces matières, nous dit Bérulle,
“les plus savants, ne sont pas les plus saints, ni les plus intelligents en
cette matière, mais les plus humbles et les plus aimants, et ceux à qui Dieu
daigne donner ce discernement...”
Tout ceci amène Bérulle à parler des deux sortes de mort: “L’une, (celle
des damnés) est faite par la justice de Dieu, l’autre est faite par sa
miséricorde... l’une est mort dans le péché, l’autre est mort au péché même. Ce
sont deux sortes de mort qui concernent des esprits de condition bien éloignée,
mais deux sortes de morts en un certain sens réelles et véritables, l’une
damnable et l’autre heureuse... l’une propre au péché, l’autre propre à la
grâce. Cette grâce nous rend morts et vivants tout ensemble, morts à la mort,
vivants à la vie, tellement que nous apprenons par les éléments de la
philosophie chrétienne que la vie et la mort, deux choses si contraires, se
trouvent en même temps en un même sujet et dans une même âme...
C’est la sainteté de Dieu qui fait cette sorte de mort rare et divine dans
les âmes. Car comme cette sainteté que Dieu a en soi-même le sépare de tout ce
qui est hors de lui, quoique saint et parfait, aussi elle établit dans les âmes
rares et saintes une séparation de tout ce qui est hors de Dieu pour adhérer à
Dieu, non en ses effets, mais en lui-même... pour être unies à Dieu par
lui-même.”
Mais, s’étonne encore Bérulle, pourquoi tant de mort où il y a tant de vie?
“C’est le secret de la philosophie chrétienne. Elle nous apprend que les cœurs
navrés d’amour divin et les esprits immortels meurent ici-bas tout vivants d’une
mort vraiment sainte, qui adore une mort vraiment divine, c’est-à-dire la mort
de l’Homme-Dieu. De cette mort divine procède la grâce du christianisme... Dieu
fait vivre et mourir Madeleine, il la fait vivre en mourant et mourir en vivant;
il la fait vivre d’une vie et mourir d’une mort singulière...
Jésus est donc sa vie (de Madeleine), et sa vraie vie, et sa vie pour
jamais. Or par grâce et par amour elle est privée de Jésus, et d’une privation
qui la lie et la livre de plus en plus à Jésus, non pour la contenter, mais pour
l’angoisser davantage en la rendant plus vive et plus sensible à cette
privation... et cette privation est une mort, puisque la mort n’est que
privation de vie...
Madeleine est donc en la terre et Jésus est au Ciel. Madeleine quitte la
Judée, car son Sauveur n’y est plus... mais si son corps est en la terre, son
esprit, son amour et sa vie est (sic) au Ciel, et n’est qu’au Ciel...
Cet amour fait vivre dans la mort et mourir dans la vie, et au lieu que la
mort sépare et n’unit pas et la vie unit et ne sépare pas, cet amour unit et
sépare tout ensemble, et ce qui surpasse l’admiration, il unit en séparant et
fait durer trente ans ce divin office en Madeleine, l’unissant à Jésus en la
séparant de Jésus durant un si long cours d’années.
Mais pourquoi un si grand exil à un si grand amour? Pourquoi trente ans?
“Ces trente années de Madeleine sont dédiées à rendre honneur et à participer
en esprit aux trente ans de la vie de Jésus inconnue au monde. Car Jésus qui est
la vie a plusieurs sortes de vies, et le cours de sa vie est partagé en deux: en
l’état d’une vie cachée et inconnue au monde par l’espace de trente ans qui ont
été réservés à la connaissance et jouissance de sa sainte Mère seule, et en
l’état de sa vie publique qui a été exposée au monde et aux pécheurs par
l’espace de trois à quatre ans environ...
La vie de Jésus est un trésor pour les hommes, “et ce trésor caché... sera
communiqué à Madeleine. Cette vie aimée du Père éternel, adorée des anges,
inconnue aux hommes, sera communiquée à cette âme angélique et divine: elle aura
part intérieure et spirituelle à ces trente ans de la vie du Fils de Dieu... À
cet effet, Jésus la tire à un lieu séparé de tout commerce humain et la conduit
à une très profonde solitude.
Par ordonnance divine, Madeleine va entrer dans son désert par hommage à Jésus
et à la vie cachée de Jésus qui veut parler à son cœur. Elle entre dans une
heureuse pénitence qui n’est qu’amour. “Sa pénitence est amour et son désert
est amour, sa vie est amour, sa solitude est amour, sa croix est amour, sa
langueur est amour et sa mort est amour. Je ne vois qu’amour en Madeleine,
dit Bérulle, qui poursuit: je ne vois que Jésus en son amour; je ne vois que
Jésus et amour en son désert; et elle est plus vivante et cachée en Jésus, en la
vie inconnue de Jésus et dans les secrètes épreuves de l’amour de Jésus qu’elle
n’est vivante et cachée dans ce désert qu’elle habite. Ô désert! Ô Madeleine! Ô
Mont bien plus utile à Madeleine que n’était à Saint Pierre celui auquel il
disait:’Faisons ici trois tabernacles’...”
Quel est donc cet amour qui conduit Madeleine au désert, se demande Bérulle, qui
répond tout en s’adressant à Madeleine? “C’est un secret réservé à l’ange que
Dieu vous a donné et non à l’homme, ange heureux d’être assistant à une telle
âme et à un tel amour... Dans ce désert, plus délicieux que le Paradis du
premier Adam, vous vivez une vie angélique dans un esprit humain, une vie
céleste dans la terre, une vie séraphique dans un corps mortel. Là, vous vivez
et mourez par amour. Là vous ne vivez et ne souffrez que de l’amour et de
l’amour céleste. Là Jésus est votre objet, votre amour, votre vie. Là vous
honorez et participez à ces trente ans par vos trente ans; à sa vie inconnue par
votre état inconnu; à son exil par votre exil; à ses privations par vos
privations; à sa Croix par vos croix intérieures et divines...
Là vous vivez, vous vivez en terre de la vie de Jésus, comme les saints
vivent au Ciel de la vie de Dieu même... Jésus vivant, soleil de gloire et de
justice, imprime en vous sa vie, sa lumière, son Esprit. Et vous n’êtes qu’une
pure capacité de lui, remplie de lui et remplie de sa grâce, de son amour et de
sa gloire.” Mais Madeleine doit vivre tant d’années de séparation, car Jésus
est au Ciel, et elle en ce désert. “Jésus est au Ciel et vous en ce désert...
Il est à la dextre du Père et vous à la dextre de la Croix... Car Jésus est
l’amour et les délices du Ciel et de la terre, et il est votre amour, ô
Madeleine, et il vous sépare de lui; et il vous fait sentir l’amertume de cette
séparation, et vous la fait sentir à proportion de l’excès d’amour que vous avez
pour lui. Et ainsi vous vivez par son amour, car son amour est vie; et vous
mourez par son amour, car son amour vous sépare de lui qui est votre amour et
votre vie. Ô vie! Ô Croix!, Ô langueurs! Ô amour!”
Bérulle découvre, procédant de Jésus, un autre amour dans l’amour crucifié de
Madeleine: “Au Ciel, Jésus est source d’un amour de jouissance et en la terre
il est source d’un amour de souffrance. En l’amour de souffrance, il y a un
amour séparant. Il y a un amour crucifiant... Et, comme Jésus au Ciel imprime sa
gloire, en terre il imprime sa Croix, et l’esprit porte une croix intérieure et
spirituelle en l’honneur et imitation de Jésus Crucifié...
Madeleine, donc, choisie entre les plus choisies, excellente entre les plus
excellentes, a une primauté éminente, et une principauté même en cette sorte
d’amour...” Et Bérulle de s’exclamer: “Car Jésus est votre amour, et
Jésus crucifié, votre amour donc est crucifié et vous êtes crucifiée aussi. Et
ce Jésus qui est votre amour... vous imprime ses plaies qu’il a réservées dans
le Ciel... Ces plaies qui qui sont maintenant glorieuses dans le Ciel ont,
autrefois, été douloureuses: plaies mortelles et immortelles en Jésus selon ses
états différents. Ainsi ces plaies donnent au Ciel vie et joie à Jésus, mais en
la terre, elles donnent douleur à Madeleine,... Jésus-Christ opérant en vous
(avec proportion) ce que le Père opérait en lui à la Croix et vous communiquant
une partie des sentiments douloureux et des impressions saintes qui ont été
gravées en ce temps-là dans son Esprit par l’Esprit de son Père. Lors, le Père
fit aussi des miracles extérieurs dans la nature corporelle... Il fit aussi des
miracles intérieurs, miracles de douleurs visibles aux anges et invisibles aux
hommes... C‘était l’état et l’exercice de l’âme de la Vierge et de la vôtre
encore au pied de la Croix, voyant souffrir et mourir votre amour et votre
vie...
C’est le propre de l’Esprit et amour de Jésus de crucifier, et crucifier
ainsi ses plus chères âmes. Et Madeleine le reçoit en cette double qualité,
c’est-à-dire comme crucifié et crucifiant...”
D’où la troisième sorte d’amour annoncée plus haut par Bérulle: “Un amour
incomparable qui excède et couronne les deux amours précédents, un amour qui
finit son désert et sa vie. C’est un amour ravissant par la vue de Jésus, non
plus crucifié, mais glorifié...
Quel amour! quel état entre les anges, entre les séraphins, et par-dessus les
séraphins mêmes, aurez-vous acquis en trente ans d’une vie où vous ne faites que
vivre et mourir par amour!...” s’exclame Bérulle s’adressant à Madeleine.
Il est temps pour Bérulle d’entrer dans les pensées de Madeleine: “Quand du
plus haut des Cieux, où le Ciel vous a mise par sa grâce puissante, vous
contemplez l’état auquel la vanité vous avait mise, et qu’en la lumière de Dieu
vous voyez ce que vous étiez par vous-même, ce que vous êtes par Jésus et ce que
vous eussiez été sans Jésus, quel amour avez-vous en Jésus? Quel abaissement
avez-vous en vous-même? Quel flux et reflux de lui à vous, de vous à lui? Quelle
louange, quelle bénédiction, quel ravissement d’esprit et d’amour en lui!
L’esprit de l’homme ne suffit pas à y penser, ni la langue des anges à
l’exprimer...” Car cet amour est l’humble amour de louange et d’action de
grâce.
Concluant cette longue méditation, Bérulle la résume, et, parlant à
Marie-Madeleine, exprime toute la
vénération qu’il a pour elle :
– ”Je vous vénère en premier lieu chez le pharisien... C’est la
première station où je vous trouve avec Jésus... et c’est le premier jour de
votre vie en la grâce. Là je vous révère comme pénitente et comme admirable
entre les pénitentes. Là je vous révère aux pieds sacrés de Jésus... Car c’est
vous et ce n’est pas le pharisien qui l’avez tiré chez le pharisien, c’était
pour vous y attendre et pour commencer en un banquet les alliances de votre
esprit à son Esprit, et opérer publiquement et solennellement le chef-d’œuvre de
grâce et d’amour qu’il voulait accomplir en vous...
– Je vous révère comme suivant le Fils de Dieu pas à pas; comme le
servant de vos biens et nourrissant la vie de celui qui est la vie et l’auteur
de la vie... Je vous révère comme attentive à sa parole... comme posant
saintement, fréquemment et fixement vos regards sur ce divin objet... Je révère
vos demeures et séjours... la salle du pharisien, le château de Marthe, le bourg
de Béthanie, la ville de Jérusalem, la province de Judée et de Galilée, le
désert de vos trente années,... bref tous les lieux marqués des pas du Sauveur
et signalés de votre amour. Mais surtout je révère les pieds sacrés du Fils de
Dieu, qui est la meilleure, la plus haute et la plus assidue école de votre âme.
Je vous révère à ses pieds chez le pharisien, chez Marthe votre sœur, chez Simon
le lépreux, aux champs et aux villages... suivant Jésus pas à pas vers le
sépulcre du Lazare... Là, Jésus pleure en vous voyant pleurer, il pleure sur
vous en vous voyant pleurer votre frère...
Là, Jésus fit double miracle, et miracle de vie, l’un intérieur, l’autre
extérieur; l’un sur vous et l’autre sur le Lazare, car tandis qu’il donnait vie
à ce corps mort, il donnait encore plus une nouvelle vie à votre âme... Car si
l’une de ces deux nouvelles vies nouvelles était miraculeuse en la nature,
l’autre était miraculeuse en la grâce.
– Je vous révère encore en ce dernier banquet fait à Jésus et en ce
dernier devoir que vous lui avez rendu peu de jours avant qu’il n’allât à la
Croix. Là vous versez sur lui non vos larmes... mais vous faites une effusion
abondante de vos odeurs... Comme Jean-Baptiste était la voix... Madeleine est
odeur, et odeur de Jésus, et nous la pouvons ainsi nommer ainsi, puisque toutes
ses actions ne respirent et ne répandent que l’odeur de Jésus...
– Mais de Béthanie il nous faut passer au Calvaire et des délices
de ce banquet aux rigueurs de la Croix. Là je vous trouve encore, ô Madeleine,
et là, je vous révère au pied de la Croix où vous mourez mille morts voyant
mourir celui qui est la vie et votre vie...
– Que dirais-je du dernier séjour que Dieu vous a choisi, je veux
dire votre désert ?... Là je vous révère comme vivant une vie continuelle de
miracles, dans l’ordre de la grâce... Je vous révère comme passant de la terre
au Ciel... et Jésus vous regarde et vous choisit entre tous devant la face du
Père et à la vue de tous ses anges... pour établir la puissance, la principauté
et la perfection de son amour en vous.”
“Ô que par vous, Madeleine, nous ayons accès à lui et à ce saint amour! Que
je reçoive comme vous une indulgence plénière de sa bouche et que je puisse ouïr
ce que vous avez ouï: ‘Vos péchés sont pardonnés.’ Qu’il me dise un jour cette
douce parole: ‘Vous avez beaucoup aimé.’... Que je sois facile à écouter la voix
de Jésus et ses inspirations... Que j’aie part à cette pureté de cœur et
d’esprit, pureté incompatible que vous avez reçue du Fils de Dieu étant à ses
pieds, pureté non humaine, non angélique, mais divine...
Ô humble pénitente! Ô âme solitaire! Ô divine amante et aimée de Jésus,
faites par vos prières et votre puissance en son amour, que je sois blessé de
cet amour; que mon cœur ne repose qu’en son cœur; que mon esprit ne vive qu’en
son Esprit; et que nous soyons tous à lui, libres et captifs tout ensemble...
Que nous l’aimions, nous le servions, nous le suivions, nous l’adorions de toute
notre puissance, et qu’enfin nous soyons avec vous et avec lui pour jamais.”
On peut citer ici les principales œuvres de Pierre
de Bérulle :
– Traité des énergumènes
– L'élévation sur Sainte
Madeleine,
– Mémorial de quelques
points servant à la direction des supérieurs
– Discours de l’état et des
grandeurs de Jésus
– Notes et entretiens
– Œuvres de piété,
conférences et fragments
– La vie de Jésus
– Correspondance
Les Œuvres Complètes de Bérulle (correspondance
non comprise), sont publiées aux Éditions du Cerf (8 volumes).
R.Boureau : Les Grandeurs de
Jésus, extraits choisis, Cerf, 1996.
H.Brémond : Histoire
littéraire du sentiment religieux en France
(tome III) L'École française,
Paris, 1921. (tome VII) La Métaphysique des saints, Paris, 1928 (repr.
1967).
P.Cochois : Bérulle et
l'école française, Paris, 1963.
L.Cognet : Les Origines de
la spiritualité française au XVIIème siècle, Paris, 1949.
L.Cognet: De la dévotion
moderne à la spiritualité francaise, Paris, 1958.
L.Cognet : Histoire
spirituelle de la France, Paris, 1964.
J.Dagens : Bérulle et les
origines de la restauration catholique (1575-1611), Paris, 1952.
R.Deville : L'école
française de spiritualité, Desclée de Brouwer, 1987.
M.Dupuy : Bérulle, une
spiritualité de l'adoration, Paris, 1963.
M.Dupuy : Bérulle et le
sacerdoce. Étude historique et doctrinale : textes inédits, Paris, 1969.
A.Ferrari : Figures de la
contemplation : la rhétorique divine de P. de Bérulle, Cerf, 1997.
Y.Krumenacker : L'école
française de spiritualité, Cerf, 1998.
S.M.Morgain : P. de Bérulle
et les Carmélites en France, Cerf, 1995.
F.Monfort : Petite vie de
Pierre de Bérulle, Desclée de Brouwer, 1997.



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