

“Sans contredit la plus
belle lumière de son siècle et même de plusieurs autres...”
(J.J.Olier)
Le Père de Condren n’a rien publié de son vivant
[1]. Les citations
qui seront rapportées ci-dessous, proviennent, soit de conférences, de
prédications, de conseils divers, que ses disciples ont précieusement recueillis
et conservés, et dont beaucoup ont été cités par Claude Pouillard, soit de
documents trouvés sur Internet.
Quand naît Charles de Condren en 1588, l’Église de France, en plein désarroi, a
besoin d’insuffler à son clergé des réformes profondes, tant l’ignorance est
grande, et la pratique des vertus, délaissée... Il y a déjà un quart de siècle
que le Concile de Trente a publié ses conclusions sur la nécessité de mettre en
œuvre des réformes profondes. Seules l’Italie, avec Philippe Néri et Charles
Borromée, et l’Espagne avec Jean de la Croix, ont déjà entrepris cet immense
travail.
Est-il possible d’évangéliser sans rencontrer l’épreuve, le sacrifice? Il ne
semble pas, et la doctrine du Père de Condren, en accord avec son temps, sera
tout entière basée sur cette évidence: “Il faut que les âmes que Dieu a
consacrées à Jésus-Christ crucifié... ne cherchent qu’à se sacrifier à Dieu.[2]”
L’École française se situe à une époque comparable à la nôtre sur le plan
spirituel, mais avec la différence que l’on n’avait pas peur des mots, et qu’on
osait appeler un chat: un chat. Les mots de Charles de Condren sont souvent durs
à entendre pour des gens du XXIème siècle, mais quand on a dépassé le stade de
la surprise, et qu’on a essayé de revenir au sens exact des vocabulaires
employés, on découve un mystique étonnant, dont l’amour pour Jésus, relativement
pudique, — ou du moins présenté tel par Claude Pouillard, l’auteur du livre
Le Père de Condren, Le mystique de l’Oratoire —, est au moins aussi brûlant
que l’amour des plus grands mystiques canonisés par l’Église.
Le livre de Claude Pouillard Le Père de Condren, Le mystique de l’Oratoire,
réalisé à partir de documents dont beaucoup, nous l’avons dit plus haut, ne
sont pas encore publiés, présente Charles de Condren avec une précision
chirurgicale, comme si l’auteur avait craint de présenter un grand mystique. Il
faut dire que de nos jours, on n’aime pas parler des mystiques. C’est peut-être
dommage! Mais lorsqu’on prend la peine de lire entre les lignes, alors, quel
émerveillement !
Le grand mot de Charles de Condren, c’est le sacrifice, l’état sacrificiel. Pour
lui, tout est rapporté au sacrifice du Christ, et ceux qui aiment Jésus sont
inévitablement invités à vivre dans l’état de sacrifice, en commençant pas la
pénitence et l’ascèse, jusqu’à la destruction. Mots bien austères pour
nous! Pourtant, le Père de Condren a vécu pour lui-même, et a conseillé à ses
dirigés, l’esprit d’enfance, absolument comparable à celui préconisé par Sainte
Thérèse de l’Enfant Jésus, et cela, dans un grand amour de la Sainte Vierge.
Mais pour Charles de Condren, l’esprit d’enfance se situe aussi dans un état
sacrificiel.
Pour Charles de Condren l’oraison est obligatoire: c’est elle qui nous conduira
à l’union à Dieu, mais par un chemin qu’il faut d’abord décrypter pour le bien
comprendre. Ainsi, il faut aller jusqu’à l’adhérence, et l’appropriation
pour atteindre le pur amour.
De même, toujours selon le Père de Condren, l’oraison conduit celui qui aime
Jésus à l’adhérence. L’âme colle à Jésus, est entée sur le Christ.
Jésus s’approprie l’âme tout comme l’âme s’approprie Jésus, et
l’âme se transforme en Jésus. Jésus consomme l’âme et l’âme consomme
la chair du Christ. Le sang de l’âme est le sang de Jésus, et c’est ce sang qui
irrigue le Corps mystique dans lequel l’âme se trouve. Jésus s’est approprié
l’âme et la consomme jusqu’à la détruire, en la consumant
dans le brasier ardent de l’Amour.
L’âme est détruite, transformée en Jésus, mais ne disparaît pas,
ne se fond pas dans un grand tout vague et impersonnel: elle vivra éternellement
à sa place, dans le Corps mystique du Christ.
La vie du Père Charles de
Condren
(1588-1641)
Dès sa naissance, à Vaubuin, près de Soissons, le 15 décembre 1588, Charles
de
Condren fut un enfant fragile. En le portant dans son sein, sa mère l’avait déjà
consacré à Dieu, mais son père, d’une très noble famille, et gouverneur du
château royal de Monceaux, souhaitait cependant qu’il apprît le métier des
armes. Toutefois les prières, la vie d’oraison de Charles, et la maladie
finirent par avoir raison des résistances familiales.
En effet, son père avait eu l’intention de le faire servir d’abord à Calais puis
en Hollande. Charles dont l’unique ambition était de travailler pour Dieu dans
l’Église, demanda au moins comme une grâce d’aller en Hongrie pour y combattre
les Turcs, et y faire servir le métier des armes à la gloire de Dieu et à la
défense de la religion.
Une maladie soudaine et grave vint rendre à Charles la liberté de sa vocation.
Naguère si courroucé contre un fils dont les pensées pieuses se refusaient à la
recherche de tout avancement temporel, Mr de Condren se trouva frappé au cœur
par le danger auquel son fils fut bientôt réduit. En peu de jours, la maladie
avait fait de graves progrès et les médecins ne savaient quoi faire. C’est alors
que le malade, subitement inspiré, fait dire à son père, puisqu’il est sur le
point d’aller à Dieu pour jamais, “qu’il le supplie de vouloir bien devenir
lui-même son sacrificateur, ajoutant que si son père lui permet de se faire
prêtre, Dieu aussi lui accordera la vie.”
Ce langage étrange, sortant des lèvres d’un mourant, triompha des réticences de
Mr de Condren qui donna son consentement. Une amélioration sensible se produisit
immédiatement dans l’état du malade. Quelques jours après, il quittait le lit,
et peu après, commençait à suivre, à la Sorbonne[3],
les leçons de deux docteurs illustres du temps, André Duval et Philippe de
Gamache.
Dès lors, Charles poursuivit des études brillantes[4].
À l’âge de vingt trois ans, il est professeur de philosophie au collège du
Plessis. Deux ans plus tard, il est ordonné prêtre, le 27 septembre 1614, après
une longue séparation du monde: il s’était retiré à la campagne dans une
solitude profonde, pendant un an entier, méditant sur la grandeur du sacerdoce,
sur les obligations attachées à ce saint état et, par-dessus tout, sur la plus
glorieuse et la plus redoutable des prérogatives du prêtre: le pouvoir de
consacrer le corps et le sang de Jésus-Christ et de continuer à l’autel
l’immolation du Calvaire. Charles voulait faire de son sacerdoce “un état
permanent d’holocauste.”
Par obéissance, Charles de Condren revint à Paris, et tout en continuant ses
travaux théologiques, sut donner libre carrière à son zèle. Plusieurs missions
prêchées avec fruit dans diverses paroisses[5] témoignèrent
à la fois de son talent pour la parole et de sa volonté d’évangéliser.
Le Cardinal de Bérulle avait remarqué ce jeune prêtre intelligent, dévoué et
pieux. Après une retraite prêchée par Bérulle lui-même[6],
Charles de Condren, à vingt neuf ans, entra au noviciat de l’Oratoire le 17 juin
1617 et prit l’habit de la congrégation le 25 novembre suivant. Il fut
rapidement chargé de missions délicates[7]:
fondations de maisons à Nevers, à Langres, à Poitiers, et à Paris. Il devint
également le confesseur de Gaston d’Orléans!...
2
Le successeur de Bérulle
Le 20 octobre 1629, le Cardinal de Bérulle décédait. Dix jours plus tard,
Charles
de Condren était élu supérieur général de l’Oratoire. Seule l’obéissance
avait réussi à lui faire accepter cette charge, mais comme une croix.
Responsable de l’Oratoire, le Père de Condren saisit immédiatement les rênes de
l'administration. Son premier soin fut de préparer la tenue de la première
assemblée générale. Trois raisons le portaient à ne pas la différer:
– D'abord, le désir de recueillir ce qui nous pouvait rester des enseignements
et des exemples du fondateur, et de confirmer son esprit dans la Congrégation.
Charles de Condren déclara dès la première session: “Tant qu'il a plu à Dieu de
nous conserver notre très honoré Père fondateur, il nous a été comme une arche
vivante, dans laquelle nous devions rechercher les volontés de Dieu sur nous, et
comme l'oracle duquel la Congrégation recevait ses lois et sa conduite. Mais
l'ayant retiré à soi, nous avons eu sujet de désirer de nous voir tous ensemble,
afin de nous...”
– En second lieu, la rédaction des constitutions de l’Oratoire. Bérulle avait
quitté les siens, leur léguant non un code de constitutions, mais de simples
usages et quelques règles en vue des cas les plus pressants. L'Institut était
maintenant assez développé pour qu'il devînt indispensable de préciser ses
premières traditions; or le Père de Condren ne voulait accomplir ce travail
qu'entouré des conseils de ses frères.
Condren, en effet, était soucieux de maintenir dans l'Oratoire l'esprit qu'avait
entendu lui donner Bérulle. Aussi entreprit-il de rédiger les règles de
l’Oratoire, d’une part en s'inspirant des notes trouvées dans les papiers de son
prédécesseur, et, d’autre part, en faisant appel aux souvenirs de ceux qui
avaient vécu le plus près de lui. Il publia les Règlements de la Congrégation de
l'Oratoire établis par Mgr le Cardinal de Bérulle, auxquels il donna pour
préface un discours trouvé dans les papiers de l'auteur sur le but et l'esprit
de la Congrégation.
Ces règlements furent officiellement promulgués à la seconde assemblée, qui se
tint, en 1634, rue Saint-Honoré.
– Enfin, pour modeler les âmes de ses fils à l'image de Jésus, et pour les
établir dans ses dispositions, pour former le Christ en eux, aussitôt après la
première assemblée, le Père de Condren s'imposa l'obligation de visiter toutes
les maisons. Ses conférences au cours de ces visites frappèrent tellement les
Pères que partout on le voyait s'éloigner avec peine. Le supérieur de Notre-Dame
des Ardilliers le pria même de prolonger son séjour pour y poursuivre ses
entretiens. C’est à cette occasion que, commentant l'épître aux Hébreux, il
parla d'une manière si sainte et si sublime du sacerdoce de Jésus-Christ, que le
Père Bertad, l'un des meilleurs théologiens de son siècle, entreprit de copier
tout ce qu'il lui avait ouï dire. Ce sont ces conférences qui ont été publiées
soixante ans plus tard sous le titre: L'idée du sacerdoce et du sacrifice de
Jésus-Christ.
Le Père de Condren gouvernait en suivant pas à pas l'esprit et les traces du
fondateur, ”se faisant le serviteur de tous, ne violentant jamais les
inclinations de personne, s'accommodant aux goûts et aux volontés d'un chacun
autant qu'il pouvait. Convaincu que tout autre que lui était plus propre à nous
conduire, il se déchargea le plus qu'il put des diverses fonctions de sa charge,
non par amour du repos, mais par un sentiment d'humilité.[8]”
Ce qu’il souhaitait c’est que le bien fût accompli, que Jésus se trouvât
connu et l’Église servie.
Vint le temps de la deuxième Assemblée Générale. À l'avant-dernière session, le
secrétaire présenta une lettre cachetée que le Père général, absent depuis la
veille au soir, adressait aux membres de l’assemblée. Dans cette lettre, le Père
de Condren informait ses confrères qu'il leur envoyait sa démission...
L’Assemblée refusa sa démission.
En 1635, il voulut de nouveau démissionner, mais “il se heurta à la
résolution de son confesseur qui lui refusa l’absolution, à moins qu’il ne
promît de ne point s’en aller.” Le Père de Condren dut garder sa charge...
Il espérait qu’une occasion s'offrirait, lors de la troisième assemblée, qui
s'ouvrit à Notre-Dame des Ardilliers, le 6 mai 1638. Mais il en fut empêché par
Richelieu qui, instruit de son dessein, le menaça d'un archevêché en cas de
démission, et par son confesseur, qui lui refusa l'absolution jusqu'à ce qu'il
lui eût promis de renoncer pour toujours à cette pensée. Le Père de Condren
s’inclina et ne parla plus de résilier sa charge.
Qui donc, en effet, eût présidé avec plus d'autorité aux destinées d'un Institut
établi pour renouveler l'idéal sacerdotal, que ce prêtre si plein de l'esprit de
Jésus-Christ et si soucieux de faire régner ce même esprit dans toutes les âmes
soumises à sa conduite ? Il apportait en effet tant de soin à s'unir au
sacrifice du Souverain Prêtre et à s'anéantir avec lui, il s'attachait tant à se
renoncer lui-même pour vivre dans une perpétuelle communion aux dispositions,
aux sentiments, aux volontés, aux états de Jésus, en un mot, “pour lui faire
place en tout”, que, selon l'expression du P. Amelote, “la vie de
Jésus-Christ ne lui était pas simplement une grâce, mais qu'elle lui était comme
tournée en nature.”
Le plus cher disciple du Père de Condren, M. Olier, écrit dans ses Mémoires:
“Il n'était qu'une apparence et écorce de ce qu'il paraissait être, étant
vraiment l'intérieur de Jésus-Christ en sa vie cachée; en sorte que c'était
plutôt Jésus-Christ vivant dans le Père de Condren que le Père de Condren vivant
en lui même. Il était comme une hostie de nos autels: au dehors on voit les
accidents et les apparences du pain, mais, au dedans, c'est Jésus-Christ: de
même en était-il de ce grand serviteur de Notre-Seigneur, tant aimé de Dieu.”
3
La charité de Charles de Condren
Professeur de philosophie, Charles se rendit vite compte que “les écoles
étaient
pleines de disputes et que l’on ne traitait pas les matières avec
onction.[9]”
Et il déclara, au sujet du collège de
Troyes: “Je supplie le Seigneur
Jésus-Christ de répandre sur cette maison ce même esprit de piété et de
religion. Que le désir des choses saintes, que l’amour de la sapience de Dieu et
de sa sainte parole y règnent principalement. Et combien qu’elle soit un collège
où les lettres humaines et les auteurs profanes doivent être enseignés, que ce
soit néanmoins dans la charité chrétiene.”
La charité consiste aussi, et surtout, à évangéliser le peuple de Dieu, et à lui
faire connaître l’amour divin, surtout là où la vie chrétienne s’est affaiblie
ou éteinte. Il écrit à un prêtre: “Le Fils de Dieu, fondement de la mission
évangélique, a voulu faire voir ce que nous avions à faire; et comme il est à
l’origine de la mission évangélique, il en a voulu aussi être la loi et la règle
de perfection.” De plus, c’est Jésus qui doit parler lui-même, et pour cela:
“demandez-lui sa parole et son esprit tout ensemble et essayez d’appliquer à
votre âme les vérités que vous recevez de Dieu pour les appliquer aux autres.”
L’état sacerdotal, état de sacrifice qui relève de la nuptialité, oblige les
prêtres “à l’oblation de leur corps, de leur esprit, de leur volonté et de
leur cœur.” Les prêtres doivent être “des nourrices plutôt que des
maîtres.” Faire monter les âmes vers Dieu était l’obsession de de Condren.
Il fut le Directeur de grandes personnalités de son temps, y compris des saints
comme Bérulle ou Jean-Jacques Olier, car Dieu l’avait fait pour les saints afin
de les conduire à la plus haute sainteté.
Cependant sa direction reste toujours empreinte de la plus grande bonté et
pleine de consolations. Il écrit à un prêtre malade: “Je vois bien que vos
infirmités sont grandes... J’ai toujours estimé que ceux qui souffrent et qui
édifient la Congrégation par leur vertu lui sont plus utiles que ceux qui
prêchent ou enseignent.”
Il encourageait les chrétiens à la communion fréquente, faisant remarquer
“que la dévotion envers le Saint Sacrement, l’hostie de notre autel, est la
dévotion propre des prêtres et qu’ils devraient s’appliquer à la répandre
partout.”
Saisi par une fièvre continue et atteint d'une inflammation de poitrine, dans
les
derniers jours de 1640, le Père de Condren prit le lit pour ne plus le
quitter. Pendant une semaine, il donna aux siens l'exemple de toutes les vertus,
malgré les grandes angoisses qui achevèrent de le purifier. Comme on lui
demandait de bénir sa famille religieuse, il le fit par une formule devenue
depuis lors, avec les développements que lui donna M. Olier, la prière
quotidienne du clergé français: ”Venez, Seigneur Jésus et vivez dans vos
serviteurs, dans la plénitude de votre force, et dominez sur la puissance
ennemie, vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles.”
Sa dernière parole au prêtre qui l'exhortait à s'abandonner à Dieu, ne différa
que dans les termes de celle de Jésus expirant: “Eh bien, dit-il, je m'y
abandonne!” À l'instant, il rendit l'esprit. Ce 7 janvier 1641, après une
courte maladie, la mort le faisait passer “à la gloire du nouveau sacrifice.”
Le Père de Condren s’était soigneusement préparé à cet “évènement le plus
désirable et le plus consolant.” En pleine lucidité il avait demandé
l’extrême-onction.
H. Brémond écrit : “Il se mit en trois dispositions:
– Le respect et l’adoration de la parfaite obéissance que Jésus-Christ avait
rendue à son Père jusqu’à la mort.
– L’union à Jésus-Christ pour adorer avec lui la justice divine.
– L’offrande de lui-même à Jésus-Christ.
Le corps du Père de Condren fut inhumé, le 8 janvier 1641, en l'église
Saint-Honoré dans la chapelle de la Sainte Vierge. Le Père Ingold eut la
consolation de l'y découvrir, le 2 juillet 1884. Les restes mortels du second
général de l'Oratoire reposent, depuis le 10 juillet 1884, dans la chapelle du
collège de Juilly dans un caveau creusé devant le maître-autel.
Louis XIII, s’adressant aux Pères de l'Oratoire, peu après le décès de leur
supérieur, leur parla de sa mort comme de celle “du saint homme de son
royaume et du plus désintéressé.”
Charles de Condren avait souhaité être le plus oublié des hommes, mais il ne put
empêcher que, dès sa disparition, il fût immédiatement l’objet d’une grande
vénération, et l’archevêque de Saint-Brieuc, Mgr de Virazel, se plut à rappeler
“sa pureté extraordinaire, son impuissance à s’amuser parmi les
divertissements, sa mansuétude capable de charmer les esprits les plus
farouches,... les rares vertus qu’il a fidèlement pratiquées, les grâces que
Dieu lui a données, sa modestie animée de douceur, la merveilleuse humilité de
ce grand serviteur de Jésus-Christ.”
[10]
[10] Extrait
de l’oraison funèbre



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