

“La Journée Chrétienne” a été publiée pour la première fois en 1655 sous
le titre “La Journée chrétienne”, par un prêtre du clergé. Ce n’est qu’à
partir de 1657 que le nom de l’auteur sera mentionné.
Monsieur Olier estime que la vie quotidienne d’un chrétien doit être entièrement
consacrée à Dieu. “La Journée Chrétienne” est, en quelque sorte, la mise
en pratique des notions développées dans le “Catéchisme chrétien pour la vie
intérieure”. Les notions concernant les conséquences du péché originel, de
la nécessité du renoncement et de la mortification sont donc très marquées.
Cependant la dévotion trinitaire, très paulinienne, qui imbibe ce livre,
tempère, et même illumine tout ce qui pourrait sembler trop austère, voire
exagéré.
Dans la préface de son ouvrage, J.J. Olier se réfère constamment à Saint Paul :
– Depuis le péché originel, les traits de Dieu en l’homme avaient été effacés.
Avant d’avoir été redressée par le Baptême, l’âme avait perdu sa sainteté et le
regard de Dieu en toutes choses. Noyée dans la chair, et chair de péché, elle
était devenue ennemie de Dieu.
– Mais l’homme a été rétabli dans sa sainteté par la mort du Fils de Dieu qui
nous lave de son sang, dans le Baptême. Cependant il demeure en nous des restes
de ce péché originel, et particulièrement l’amour-propre qui fait tout rapporter
à soi et entraîne dans des désordres nombreux.
– En conséquence, pour rentrer dans notre première condition d’image de Dieu, il
faut que nous soyons revêtus de Jésus-Christ.
– Nous devons donc vivre comme Jésus-Christ, sachant que ce n’est point la
connaissance, mais la pratique qui justifie.
Jean-Jacques Olier comprend que son ouvrage peut sembler rude. Aussi nous
avertit-il : “J’ai tâché de renfermer tout ce qu’on peut faire de plus
considérable dans la journée... Ceux qui les liront (les conseils donnés et
les exercices proposés) ne doivent pas s’en dégoûter: il faut que chacun
pense que ceci n’est pas écrit pour lui seul...”
Merci Monsieur Olier de votre avertissement; incontestablement il est le
bienvenu...
L’ouvrage de Jean-Jacques Olier nous paraît en effet très rude, difficile à
accepter, pour nous, gens du XXIe siècle. Mais il faut tenir compte
de plusieurs éléments:
– le vocabulaire de l’époque n’est plus le nôtre, et il faut penser à traduire
certaines expressions du langage de la première moitié du XXVIIe
siècle en notre langue moderne.
– il faut considérer également le fait que le monde d’alors sortait d’une longue
période de décadence, de guerres, de misères de toutes sortes: hérésies et
sorcellerie, épidémies de peste, famines, etc. L’Église n’avait pas été épargnée
et les mœurs des chrétiens, des clercs, et même des moines dont les monastères
avaient souvent été ruinés, voire détruits, s’étaient gravement dégradées. Une
sévère remise en ordre était indispensable.
– pour réussir une vraie réforme dans l’Église et dans le peuple, il fallait
commencer par réformer le clergé et fonder des séminaires; c’est ce à quoi
allait s’atteler Jean-Jacques Olier en fondant l’Ordre de Saint Sulpice, à qui
il s’adressait d’abord dans “La Journée Chrétienne”.
Les textes qui ont été rapportés ci-dessous ne suivent pas l’ordre dans lequel
ils ont été écrits. Pour une meilleure compréhension de la pensée de
Jean-Jacques OLIER, ils ont été classés suivant les principaux thèmes abordés
par l’auteur.
Jean-Jacques Olier indique que le Chrétien, c’est “proprement Jésus-Christ
habitant en l’homme... Aussi l’âme, qui est en intime union avec Jésus-Christ,
doit-elle avoir ses sentiments et dispositions. Elle doit avoir des sentiments
et dispositions de pénitence, d’horreur et de condamnation d’elle-même. Ainsi,
une des premières obligations du Chrétien, le matin, est de paraître devant Dieu
en cet esprit de pénitence...
Tout esprit véritable est celui qui nous tient toujours dans l’éloignement et
dans la méfiance de nous-mêmes, en nous donnant appréhension de la chair qui
nous tire au péché...
Pour être chrétien, ce n’est pas assez d’être séparé de soi, il faut être en
Jésus-Christ, il faut être uni à lui intérieurement... Il faut donc être uni à
lui pour agir, pour parler et pour penser en lui-même; en un mot, il faut être
vivant et animé de lui... L’Esprit nous doit mouvoir en tout, et user de nous
pour la gloire de Dieu.”
L’union à Dieu commence dès le réveil. Jean-Jacques Olier passe en revue la
suite des exercices que nous devrions faire dès notre réveil:
– faire le signe de la croix
– manifester, au moins intérieurement, la “souveraine joie” de commencer
“la nouvelle vie que Dieu nous donne en ce jour en nous retirant du tombeau
du sommeil.”
– dire cette prière à Notre Seigneur: “Mon esprit et ma chair crient de joie
d’avoir encore ce jour pour vous servir et pour vous honorer.” Ou d’autres
prières comparables.
– remercier le Seigneur, source de vie, et écouter sa voix qui nous a éveillés:
c’est une “obéissance anticipée”.
– nous lever en consacrant notre lever à la Résurrection de Jésus-Christ.
– nous abandonner à l’Esprit de Jésus-Christ afin qu’il nous anime en tout
durant la journée, et pour que nous n’agissions qu’en sa lumière et en sa vie.
Pour cela il convient de se mettre sous la protection de la très sainte Vierge.
J.J. Olier propose les courtes prières devant accompagner les actions les plus
humbles de la vie humaine, comme s’habiller, se laver, etc. On peut s’habiller
en récitant quelques prières, dont voici un exemple: “Mon Seigneur,
revêtez-moi de vous en votre humiliation, en vos vertus humiliantes et pleines
de votre confusion passagère, en attendant, mon Dieu, qu’il vous plaise de me
revêtir de votre clarté glorieuse.” Ou encore: “Revêtez-moi
intérieurement de votre divine charité, de tous les dons du Saint-Esprit, et
surtout des vertus chrétiennes qui doivent être le vêtement de l’âme de votre
épouse.”
Jean Jacques Olier présente un long acte d’adoration et le constat de notre état
de “grands pécheurs”. Suivent deux longues prières en l’honneur de la
très Sainte Trinité, comportant de magnifiques expressions de remerciement :
“Père éternel, je vous remercie de m’avoir créé avec tant d’amour, de m’avoir
conservé avec tant de patience au milieu de mes crimes, et de m’avoir en
particulier conservé cette nuit, et donné ce jour pour vous servir et pour vous
honorer.
Fils de Dieu, je vous remercie de m’avoir mille fois retiré de l’enfer, par
les travaux de votre vie et par les souffrances de votre mort, et de m’avoir
mérité tous les biens qui sont dans l’Église
Esprit divin, je vous remercie d’avoir voulu être le porteur de tant de dons
et de tant de grâces en mon âme; et nonobstant tout le mépris que j’en ai fait,
d’avoir si souvent renouvelé en moi votre vie.”
J.J. Olier poursuit sa méditation par d’instantes demandes de pardon, la
renonciation à tous ses penchants mauvais et par l’offrande de toutes ses
œuvres.
J. J. Olier propose d’autres exercices pour le matin; ainsi cette prière en trois
points, dédiée à la Sainte trinité.
Premier point: “Père éternel, rempli d’horreur et de confusion de moi-même,
je déteste ce que je suis dans la génération d’Adam; je renonce à sa vie, je
veux vivre de la vôtre, ô mon Père, toute cette journée en abnégation totale de
moi-même...”
Deuxième point : “Verbe divin, je m’offre à vous, pour vivre crucifié avec
vous... je veux que cette chair maudite soit liée, garrotée, clouée, comme une
criminelle qui ne mérite pas de vivre ni de respirer...”
Troisième point : “Esprit divin, qui vivez en moi, et qui êtes venu me
vivifier, je désire de vivre en adhérence parfaite à vous, et de vous suivre en
tout... J’abîme dans votre pur amour toute ma volonté et tout mon
amour-propre...”
Enfin, dans une autre série d’exercices, Monsieur Olier rappelle quelques points
qu’il juge essentiels:
“Souvenez-vous donc que ce jour-ci vous est donné pour croître et pour vous
perfectionner en la vie ressuscitée de Jésus-Christ, et pour établir en même
temps sa mort en vous-même...
Ayez horreur et confusion de votre péché, qui a éteint en vous cette vie (la
vie de Jésus-Christ en nous), bien qu’elle fût mille fois plus auguste et plus
sainte que la vie du corps de Jésus-Christ, que les juifs lui ont ôtée en le
crucifiant...
Désirez que cette vie (de l’Esprit du Christ en nous) se renouvelle en vous
par la sainte pénitence, qui est ce baptême laborieux laissé en l’Église pour
renouveler en vous l’Esprit de Dieu éteint par le péché.
Dîtes encore à Dieu: je m’offre à vous, Père éternel, en votre Fils, afin
d’agir en lui seul, tout ce jour et toute ma vie pour votre gloire... Je
m’abandonne à votre esprit pour opérer en la pureté de ses voies, ne voulant
adhérer qu’à sa seule lumière, à ses saints mouvements et à sa vertu divine.”
J. J. Olier propose des exercices et conseils divers en fonction des activités
remplissant nos journées.
– Adorer la sagesse éternelle en Dieu Père, Fils et Esprit,
– renoncer aux erreurs de l’invention de l’esprit humain et à toute curisité
inutile,
– remercier le Seigneur des grâces qu’il nous a faites pendant l’étude “et
les lui offrir en le suppliant d’user de ses dons pour sa gloire et de ne pas
permettre que nous en abusions jamais contre lui-même.
– Adorer Dieu,
– prier pour que nous puissions travailler, comme Jésus-Christ, en sainteté,
– se donner au Seigneur Jésus “pour entrer en toutes ses intentions et
dispositions intérieures et divines que nous ne connaissons pas.”
J.J. Olier demande que la peine de nos travaux soit offerte en esprit de
pénitence, en satisfaction de nos péchés.
Les repas occupent une grande place dans la vie quotidienne. Ils doivent être
pris en esprit de sacrifice et en pensant à Notre Seigneur qui “ne nous a pas
mérité moins de grâces par ses repas et par son sacrifice qu’il en avait donné
aux juifs” quand ils mangeaient la manne ou l’agneau pascal. J.J. Olier
constate que N.S. a institué son sacrifice dans un souper, pour montrer
“qu’il fallait puiser en cette source tout l’esprit du sacrifice, pour le
répandre dans les autres œuvres particulières.
Le repas plus particulièrement, peut fournir des sacrifices journaliers à la
grandeur de Dieu...” Et Olier compare chaque repas à une eucharistie. En
conséquence, suivent des conseils pratiques sur la manière d’utiliser les
instruments : verres, cuillers, couteaux, etc, toujours en esprit de
sacrifice... en pensant au sacrifice de l’agneau chez les hébreux et à
l’immolation du Christ.
Ceci dit, il faut bien constater “que le repas est une réparation du corps
qui dépérit toujours; il doit donc être pris avec action de grâces de la bonté
de Dieu, qui nous conserve et qui répare notre ruine avec tant de douceur...”
D’où de nombreuses prières proposées pour le début du repas, pendant et
après le repas.
Jean Jacques Olier s’adresse à son Seigneur :
“Mon Dieu, qui subsistez et qui vivez en trois personnes, j’adore les
entretiens qu’elles ont ensemble de toute éternité... J’adore la vérité parfaite
et l’amour saint qui lie et entretient votre divine société... J’adore la
conversation de Jésus-Christ Notre Seigneur avec ses disciples qu’il remplissait
de soi, comme il avait été auparavant rempli de l’abondance de son Père en
conversant avec lui.”
En conséquence, J.J. Olier peut déclarer :
“Je vous consacre, ô mon Jésus, toute la conversation que je vais faire, avec
dessein de me laisser remplir de vous, et avec désir que vous-même en moi
remplissiez tous mes frères... Soyez mon Tout à jamais, et que votre cher Fils
que vous me proposez comme l’unique en qui vous voulez être aimé, me rappelle,
(m’éloigne) par votre amour, de tout ce qui n’est pas vous-même.”
Le feu émerveille J. J. Olier et le conduit à l’adoration de Dieu :
“Je vous adore, le Tout universel, qui êtes en vous éminemment tout ce qui
paraît en la terre et au ciel. Je vous adore, feu immense, feu vivant, feu
consumant. Je vous adore en votre infinité, en votre ardeur et en votre
activité.... Je vous adore, ô mon amour, qui faites voir sous cet élément quelle
est votre charité... Vous montrez, ô mon Dieu, votre charité et votre face
aimable sous cet élément, sitôt que nos besoins vous y appellent...
Ô le doux moyen dont vous usez par votre Providence!... Ô tout amour, feu
divin, qui êtes tout autre chose en votre vie, en votre ardeur et en votre
éminente charité, que ce qui nous paraît maintenant en cet élément qui échauffe
nos corps; ô mon Jésus, feu consommé dans votre Père, et consommant en vous
toutes les âmes, faites que Dieu, qui nous paraît sous ce feu et qui porte son
opération sensible à notre corps, porte aussi, s’il lui plaît, son opération
divine et insensible dans nos âmes...”
Trois fois par jour: le matin, à midi et à la fin du jour, dans les maisons des
sulpiciens, l’on sonnait le pardon. Trois fois par jour l’Église s’unit ainsi à
l’intérieur de son Époux, pour glorifier incessamment les trois personnes
divines. Il est clair que cette pratique était très liée, surtout le matin, à la
prière de l’Angélus. À midi on pensait davantage au mystère de la Résurrection,
tandis que le soir honorait particulièrement la mort et la sépulture de Jésus.
En ce qui concerne les autres heures de la journée, J.J. Olier n’indique pas
d’exercice particulier. Toutefois il met en garde l’âme, épouse de Dieu, à
veiller afin de ne pas se laisser surprendre par le diable: “On ne peut
croire combien le diable est adroit et vigilant pour attaquer subtilement et
délicatement les âmes qui, déprises des choses grossières, commencent à tendre à
la perfection et à la pureté de l’amour de Jésus...”
Surtout il ne faut jamais se croire exempt de tentation. “Il est certain
qu’un cœur en possession de Jésus-Christ et de sa grâce, vivant dans les
intentions continuelles de lui plaire, découvre facilement et repousse aisément
les attaques malignes de son ennemi; mais c’est seulement à cette condition
qu’il soit toujours fondé en Jésus-Christ, et non pas sur soi-même...
Il est important, non seulement de sacrifier, mais même de prier et de prier
continuellement en notre intérieur, à cause des brouillards fréquents qui
s’étendent et qui se répandent en nos âmes... On ne peut pas croire quelle est
la dépendance et quel est le besoin continuel de la grâce de Dieu pour vivre en
séparation parfaite de toute créature et de l’éloignement de soi-même, comme
Notre Seigneur le demande à l’âme qui veut avancer en l’amour...
“Il faut être soigneux et attentif durant toute la journée à la vie de la
chair qui est en nous, pour la crucifier en tout, soit dans les sens extérieurs,
soit dans les puissances intérieures.”
J.J. Olier insiste sur la nécessité de l’esprit de sacrifice “que le chrétien
qui est rempli de l’esprit de Notre Seigneur prêtre, offrant et sacrifiant toute
la créature présente, doit vivre sur la terre toujours en disposition d’offrir
et de sacrifier à Dieu, et sa propre personne, et tout l’être présent.” Et
ceci comme le fit notre Seigneur, “Dieu de vie, le seul éternel, immortel,
immuable et incorruptible en lui-même.”
Chaque homme doit, quelle que soit la saison, honorer la grandeur de Dieu: “Ô
Dieu! Que votre créature honore par ses états changeants, stériles et mourants
(l’automne et l’hiver) la beauté immortelle de votre fécondité!” Et
au printemps: “Ces arbres si gais et si verts en leur printemps, font voir
votre beauté divine qui est de toute éternité et ne finit jamais par la
révolution des années. Vous êtes toujours, mon Dieu, dans votre printemps; vous
n’avez point d’automne ni d’hiver qui ternissent votre être.”
Il en est de même chaque fois que nous contemplons la nature. Ainsi, la
découverte des beautés de la nature devient un acte d’amour: “Mon Dieu, je
vous adore en toutes vos créatures; je vous adore, véritable et unique soutien
de tout le monde; sans vous, rien ne serait, et rien ne subsiste qu’en vous.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je loue votre majesté paraissant sous
l’extérieur de toutes les créatures. Tout ce que je vois, ô mon Dieu, ne sert
qu’à exprimer votre beauté secrète et inconnue aux yeux des hommes... Mon Dieu,
vous êtes bien plus beau et plus parfait en vous que tout ce que je vois répandu
dans le monde... tout me sert de peinture pour adorer l’original, qui est vous,
ô mon grand Tout.
Je vous adore dans les desseins secrets de votre sagesse éternelle en la
création de l’univers. Surtout, ô mon Dieu, je dois vous remercier d’avoit fait
tout ce beau monde, pour me faire du bien... Autant que je vois de créatures ou
dans le ciel ou dans la terre, autant j’admire de ruisseaux de votre fécondité,
de votre libéralité envers nous...”
“Je vous adore, ô mon Dieu, en toutes vos beautés et perfections, telles que
vous les possédez en vous-même.
– J’adore votre splendeur et votre majesté, plus belle mille fois que celle
du soleil.
– J’adore votre fécondité, mille fois plus admirable que celle qui paraît
dans les astres.
– J’adore votre vie, infiniment plus agréable que celle qui paraît dans les
fleurs.
– J’adore votre activité, infiniment plus agissante que celle qui paraît dans
le feu.
– J’adore votre stabilité, infiniment plus arrêtée et plus solide que celle
de la terre.
– J’adore votre subtilité, infiniment plus délicate que celle qui paraît dans
l’air.
– J’adore votre douceur, et votre calme mille fois plus paisible que celui de
nos fleuves.
– J’adore votre étendue, mille fois plus vaste et immense que celle des
océans et des mers qui enferment le monde.
– J’adore votre hauteur, un million de fois plus sublime que les montagnes
que je vois.
– J’adore votre vitesse, qui passe celle des cieux.
Mon Dieu, dans vos ouvrages, rien n’est comparable à vous!... Ô tout Être,
que vous êtes parfait! Que vous êtes pur et saint! Quand sera-ce que j’aurai ce
grand bien de vous voir en vous-même?...
Mon Jésus, soyez béni, doux principe de ma vie, soyez béni par-dessus toutes
les créatures qui périssent, et qui ne sont rien que vanité, des tableaux de
deux jours et des figures qui passent dans un moment!”



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